Ce projet s’ancre dans un registre ludique, sensuel et esthétique, qui fait de l’édifice un véritable prolongement de l’homme. La gymnastique du porte-à-faux revendique une architecture malicieuse et dynamique. À la coupole de l’immeuble Haussmannien se substitue une maison constituée de deux courbes s’imbriquant à la manière d’une sculpture de Richard Serra.
Tout le projet est posé sur un socle qui joue la fonction de filtre pour les logements sur la Coulée Verte dans un esprit ‘bordure de parc’. Le corps du bâtiment est décomposé en fonction de la variété des typologies de logements. Des duplex s’ouvrant sur de grandes loggias ponctuent sa façade. Quatre maisons sont réparties dans l’opération. Leur forme varie selon leur orientation ; elles sont revêtues de panneaux de bois. Notre projet permet par ailleurs un repérage aisé et une identification facile de chaque logement.
Nous proposons d’accorder les antagonismes entre pluralité, homogénéité et identité. La variété sociale induite par le programme associant de l’accession à la propriété et du logement locatif PLS, à vocation sociale, doit se dissoudre dans la lecture d’un projet unitaire et non dans la juxtaposition de deux ensembles.
Le mélange de diverses typologies - logements en simplex, duplex, maisons dans le jardin, maisons sur le toit, maison à patio, esprit classique, loft, petits appartements “associés“ pour les grands enfants, pour les parents âgés - vise à satisfaire la demande de différents modes de vivre et d’habiter, par conséquent, dans un même îlot. Nous avons souhaité doter chaque appartement d’un prolongement extérieur avec pour chaque logement une terrasse profonde, un balcon, une loggia, un jardin, ou encore un patio, disposés suivant des orientations optimales et des vues sur les espaces verts : et ce afin de permettre un mode de vie plus serein et détendu.